Cette assurance prise pour le compte du laboratoire ou à votre compte permet de percevoir des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail par maladie ou par accident et en cas d'hospitalisation. Dans le cas ou l'arrêt se prolonge et devient définitif, c'est la garantie rente d'invalidité qui prend le relais jusqu'à la mise en retraite de l'assuré.
Cette prévoyance n'est surtout pas à souscrire via le contrat d'assurance de l'emprunt pour l'acquisition du fond ou des murs de la pharmacie, parce que :
L'objectif des indemnités journalières est de permettre au biologiste malade ou accidenté de percevoir soit directement sur son compte personnel, soit sur le compte de la société, la totalité ou une partie des indemnités journalières. Ce contrat doit prévoir le versement des indemnités journalières pendant une durée de trois ans. Ce n'est en effet que au bout d'une année complète d'arrêt maladie que l'Ordre peut interdire médicalement l'exercice de la profession. Il faut ensuite compter le temps de revente du laboratoire.
Ne jamais souscrire des indemnités journalières sur une période de 365 jours, vous prenez dans ce cas prendre un risque financier important, en cas de longue maladie.
Le meilleur montage consiste à prévoir deux contrats d'assurances :
Le premier permet à l'assureur de verser une partie du montant du salaire du biologiste sur son compte personnel, ce qui évite au laboratoire de payer cette partie de salaire au biologiste malade ou accidenté. Ce qui à pour conséquence, que le laboratoire ne paye donc pas les charges sociales sur cette partie de salaire.
Le second contrat prévoit un complément d'indemnités journalières que l'assureur versera directement au laboratoire. Le laboratoire l'utilisera pour payer le complément de salaire au biologiste malade et pour assurer les frais d'embauche d'un remplaçant.
Prenons en exemple un biologiste dont le salaire mensuel est de 2.490 €, soit un salaire journalier de 83 €. En souscrivant un contrat d'indemnités journalières versées directement sur son compte, la pharmacie ne payera pas une partie des charges correspondantes soit une économie d'environ 1.500 €, par rapport au coût normal du salaire du biologiste.
Si pour trouver un remplaçant en urgence, il convient de le payer à un coefficient 500 soit un coût mensuel, charges patronales et salariales, indemnités de précarité et de vacances incluses de 4.500 €, il convient de souscrire un contrat d'indemnités journalières payées au laboratoire de 2.010 € par mois (coût du salaire du remplaçant moins non versement du salaire net du biologiste malade (4.500-2.490 €)) soit des indemnités journalières d'un montant de 67 €.
Dans ce cas le laboratoire conserve une marge de manœuvre de 1.500 € mensuelle, pour, si besoin trouver le remplaçant à un coefficient plus élevé.
La rente d'invalidité vient compléter la couverture du biologiste lors d'une maladie ou d'un accident ayant pour conséquence l'impossibilité pour lui d'exercer sa profession, soit avec un taux d'invalidité, soit sur décision du Conseil de l'Ordre. Cette rente est à calculer en fonction de la situation personnelle du biologiste, de son âge, et des versements effectués par la CAVP en cas d'invalidité.
L'avantage de souscrire un contrat de prévoyance séparément du contrat emprunteur est indéniable pour un biologiste. Si le biologiste exerce en société, il pourra, lors de la revente de son laboratoire, ne pas liquider sa société afin de racheter avec, un autre laboratoire tout en conservant ses contrats de prévoyance d'origine. Même avec un état de santé détérioré, le biologiste gardera une bonne couverture de prévoyance.